L'élevage contribue à la protection : FAUX
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L'élevage contribue à la protection : FAUX
L'élevage contribue à la protection : FAUX
Certains éleveurs proclament que l'élevage de perroquets rares, toujours importés à l'état sauvage et souvent illégalement, contribue à leur préservation.
En Angleterre, il y a eu un cas malheureux d'un éleveur qui a obtenu des aras de Lear capturés à l'état sauvage (Anodorhynchus leari), espèce en danger d'extinction et qui a été emprisonné pour ce fait. Il a proclamé que son seul objectif était la protection de cette espèce.
Un magazine hebdomadaire d'aviculture reçut beaucoup de lettres de soutien disant que la décision de justice était sévère et injustifiée. Les auteurs de ces lettres ont été apparemment incapables de comprendre que cet acte et les actes de ceux qui achètent de tels oiseaux, sont les raisons pour lesquelles l'espèce est menacée d'extinction.
Une raison majeure pour laquelle les éleveurs privés ne peuvent pas participer aux programmes d'élevage des espèces menacées est le risque de maladies. Ces deux dernières décennies, les maladies virales ont eu un très grave impact sur les collections de perroquets à travers le monde. Ces maladies sont le résultat de l'exportation en masse de perroquets capturés à l'état sauvage et détenus dans des conditions insalubres et de surpeuplement. Ces perroquets sauvages peuvent avoir vécu avec ces virus pendant une éternité, ces derniers se développant durant cette période de stress.
Ainsi, lorsque des oiseaux provenant de différents continents sont gardés dans les mêmes locaux, ils " rencontrent " des virus vis-à-vis desquels ils n'ont pas de défense, avec des conséquences mortelles. Je me réfère aux épidémies de PBFD (Psittacine Beak and Feather Disease), à la proventriculite, à la maladie de Pacheco ainsi qu'à d'autres. Beaucoup d'entre elles se déclarent dans les volières de l'éleveur, aussi bonnes que puissent être les conditions de détention.
L'incidence élevée de maladies dans les collections, où diverses espèces sont détenues, signifie que le relâcher d'oiseaux nés en captivité crée un risque inacceptable pour la population sauvage. C'est pourquoi les programmes d'élevage et de relâcher doivent se faire " in situ ", tel que celui de la perruche écho (Psittacula echo) sur l'île Maurice et celui de l'amazone de Puerto Rico (Amazona vittata) à Puerto Rico.
Ces mêmes éleveurs proclament aussi qu'il est important d'avoir des souches captives des espèces les plus rares pour repeupler l'habitat sauvage lorsqu'une espèce est éteinte. Le fait que les oiseaux élevés à la main soient de pauvres candidats pour le relâcher est une autre raison pour laquelle il est improbable que les éleveurs privés participent à la protection des perroquets menacés.
Bien que beaucoup de perroquets soient élevés en captivité, la plupart ne sont pas élevés par les parents de façon à maximiser la reproduction (et les revenus financiers).
http://www.asap.asso.fr/
Certains éleveurs proclament que l'élevage de perroquets rares, toujours importés à l'état sauvage et souvent illégalement, contribue à leur préservation.
En Angleterre, il y a eu un cas malheureux d'un éleveur qui a obtenu des aras de Lear capturés à l'état sauvage (Anodorhynchus leari), espèce en danger d'extinction et qui a été emprisonné pour ce fait. Il a proclamé que son seul objectif était la protection de cette espèce.
Un magazine hebdomadaire d'aviculture reçut beaucoup de lettres de soutien disant que la décision de justice était sévère et injustifiée. Les auteurs de ces lettres ont été apparemment incapables de comprendre que cet acte et les actes de ceux qui achètent de tels oiseaux, sont les raisons pour lesquelles l'espèce est menacée d'extinction.
Une raison majeure pour laquelle les éleveurs privés ne peuvent pas participer aux programmes d'élevage des espèces menacées est le risque de maladies. Ces deux dernières décennies, les maladies virales ont eu un très grave impact sur les collections de perroquets à travers le monde. Ces maladies sont le résultat de l'exportation en masse de perroquets capturés à l'état sauvage et détenus dans des conditions insalubres et de surpeuplement. Ces perroquets sauvages peuvent avoir vécu avec ces virus pendant une éternité, ces derniers se développant durant cette période de stress.
Ainsi, lorsque des oiseaux provenant de différents continents sont gardés dans les mêmes locaux, ils " rencontrent " des virus vis-à-vis desquels ils n'ont pas de défense, avec des conséquences mortelles. Je me réfère aux épidémies de PBFD (Psittacine Beak and Feather Disease), à la proventriculite, à la maladie de Pacheco ainsi qu'à d'autres. Beaucoup d'entre elles se déclarent dans les volières de l'éleveur, aussi bonnes que puissent être les conditions de détention.
L'incidence élevée de maladies dans les collections, où diverses espèces sont détenues, signifie que le relâcher d'oiseaux nés en captivité crée un risque inacceptable pour la population sauvage. C'est pourquoi les programmes d'élevage et de relâcher doivent se faire " in situ ", tel que celui de la perruche écho (Psittacula echo) sur l'île Maurice et celui de l'amazone de Puerto Rico (Amazona vittata) à Puerto Rico.
Ces mêmes éleveurs proclament aussi qu'il est important d'avoir des souches captives des espèces les plus rares pour repeupler l'habitat sauvage lorsqu'une espèce est éteinte. Le fait que les oiseaux élevés à la main soient de pauvres candidats pour le relâcher est une autre raison pour laquelle il est improbable que les éleveurs privés participent à la protection des perroquets menacés.
Bien que beaucoup de perroquets soient élevés en captivité, la plupart ne sont pas élevés par les parents de façon à maximiser la reproduction (et les revenus financiers).
http://www.asap.asso.fr/









