Le triste destin d'un perroquet nourri à la main.
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Le triste destin d'un perroquet nourri à la main.
par Marie-Thérèse Paillé
Qui est Pascale ?
Pascale est un gris d'Afrique Congo qui a été abandonné chez moi il y a environ sept ans. Je ne sais pas quel âge elle avait exactement, mais d'après la couleur de ses yeux à l'époque, elle devait avoir moins d'un an. Ce petit être rassemblait en elle à peu près toutes les tares qu'il est possible de retrouver chez un perroquet nourri à la main.
Picage chronique sévère, automutilation importante, troubles émotionnels extrêmes, bref une petite boule de souffrance qui respirait et s'accrochait à moi comme étant son seul espoir. Cet oiseau est sans aucun doute le cas le plus lourd que j'ai accueilli à ce jour.
Avec l'aide du DR. Jean Gauvin de la clinique vétérinaire Lachine à Montréal, nous avons appliqué plusieurs thérapies reconnues pour aider Pascale, mais rien n'y faisait, nous avions des résultats sur une courte période puis c'était la rechute. Pascale étant phobique et ayant peur d'à peu près tout, dont, entre autres, les autres oiseaux, il lui arrivait de se lancer dans le vide à l'approche d'un congénère et de se blesser gravement puisque, dû à son picage, elle ne pouvait pas à voler. Elle a donc dû avoir des sutures à quelques reprises.
Le vétérinaire et moi étions résignés à ce qu'elle soit ainsi pour le reste de sa vie et personnellement, j'étais prête à la garder et à l'aimer malgré tout. Pascale a mis sept ans avant d'arriver à se recouvrir de plumes, mais elle est encore loin d'être ce que l'on peut appeler un oiseau équilibré. Elle est toujours extrêmement fragile. Il suffit d'un stress inattendu ou d'une insécurité pour que la plupart de ses plumes se retrouvent au fond de sa cage … Et voilà, on reprend à la case un!
Malgré tout, Pascale a fait d'énormes progrès depuis son arrivée. Progrès qui je crois ont été motivés en grande partie par Albertine, un gris d'Afrique d'une trentaine d'années qui a réussi à gagner la confiance de Pascale. Elle l'a prise sous son aile, maternée, protégée et a entrepris son éducation comme si c'était son propre bébé. Elle a donc pu au fil du temps lui enseigner qu'elle était un oiseau de même que les comportements liés à cette nouvelle identité.
À ce jour, notre objectif est d'arriver à ce que Pascale complète son aile gauche pour qu'elle puisse être en mesure d'apprendre à voler, ce qui n'est pas chose faite. Étant encore très fragile, il est probable que cela prendra encore quelques années.
Pour travailler avec des oiseaux comme Pascale, il faut savoir prendre le temps et respecter leur rythme, avoir un amour inconditionnel et une patience à toutes épreuves. En échange de tout ce que je peux ou que j'ai pu lui donner, Pascale m'apporte elle aussi énormément. Elle est à mes yeux l'emblème de la souffrance, mais aussi et surtout l'emblème du courage et de la volonté de vivre.
Au nom de toutes les " Pascale " de ce monde, j'espère vraiment éveiller la conscience de l'homme face à cette merveille de la nature qu'est le perroquet et leur apprendre à les respecter et à les aimer pour ce qu'ils sont et non pour ce que nous voudrions qu'ils soient.
(www.lacolonie-perroquet.com)
http://www.lacolonie-perroquet.com/pascale-perroquet-la-colonie-accueil.html
Qui est Pascale ?
Pascale est un gris d'Afrique Congo qui a été abandonné chez moi il y a environ sept ans. Je ne sais pas quel âge elle avait exactement, mais d'après la couleur de ses yeux à l'époque, elle devait avoir moins d'un an. Ce petit être rassemblait en elle à peu près toutes les tares qu'il est possible de retrouver chez un perroquet nourri à la main.
Picage chronique sévère, automutilation importante, troubles émotionnels extrêmes, bref une petite boule de souffrance qui respirait et s'accrochait à moi comme étant son seul espoir. Cet oiseau est sans aucun doute le cas le plus lourd que j'ai accueilli à ce jour.
Avec l'aide du DR. Jean Gauvin de la clinique vétérinaire Lachine à Montréal, nous avons appliqué plusieurs thérapies reconnues pour aider Pascale, mais rien n'y faisait, nous avions des résultats sur une courte période puis c'était la rechute. Pascale étant phobique et ayant peur d'à peu près tout, dont, entre autres, les autres oiseaux, il lui arrivait de se lancer dans le vide à l'approche d'un congénère et de se blesser gravement puisque, dû à son picage, elle ne pouvait pas à voler. Elle a donc dû avoir des sutures à quelques reprises.
Le vétérinaire et moi étions résignés à ce qu'elle soit ainsi pour le reste de sa vie et personnellement, j'étais prête à la garder et à l'aimer malgré tout. Pascale a mis sept ans avant d'arriver à se recouvrir de plumes, mais elle est encore loin d'être ce que l'on peut appeler un oiseau équilibré. Elle est toujours extrêmement fragile. Il suffit d'un stress inattendu ou d'une insécurité pour que la plupart de ses plumes se retrouvent au fond de sa cage … Et voilà, on reprend à la case un!
Malgré tout, Pascale a fait d'énormes progrès depuis son arrivée. Progrès qui je crois ont été motivés en grande partie par Albertine, un gris d'Afrique d'une trentaine d'années qui a réussi à gagner la confiance de Pascale. Elle l'a prise sous son aile, maternée, protégée et a entrepris son éducation comme si c'était son propre bébé. Elle a donc pu au fil du temps lui enseigner qu'elle était un oiseau de même que les comportements liés à cette nouvelle identité.
À ce jour, notre objectif est d'arriver à ce que Pascale complète son aile gauche pour qu'elle puisse être en mesure d'apprendre à voler, ce qui n'est pas chose faite. Étant encore très fragile, il est probable que cela prendra encore quelques années.
Pour travailler avec des oiseaux comme Pascale, il faut savoir prendre le temps et respecter leur rythme, avoir un amour inconditionnel et une patience à toutes épreuves. En échange de tout ce que je peux ou que j'ai pu lui donner, Pascale m'apporte elle aussi énormément. Elle est à mes yeux l'emblème de la souffrance, mais aussi et surtout l'emblème du courage et de la volonté de vivre.
Au nom de toutes les " Pascale " de ce monde, j'espère vraiment éveiller la conscience de l'homme face à cette merveille de la nature qu'est le perroquet et leur apprendre à les respecter et à les aimer pour ce qu'ils sont et non pour ce que nous voudrions qu'ils soient.
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Dernière édition par Pégase le Dim 25 Mai - 7:53, édité 1 fois
Pégase- Fondatrice de Parrot-Café

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Re: Le triste destin d'un perroquet nourri à la main.
Merci, Pégase, de nous transmettre ce texte qui, sous des mots aimables, nous rappelle que nous n'avons pas à détourner l'instinct animal... du moins jusqu'à un certain point...
Pauvre petit loulou ! En lisant cela, on peut facilement comprendre à quel point Pascal peut être à côté de ses pompes !!!
Merci !
Pauvre petit loulou ! En lisant cela, on peut facilement comprendre à quel point Pascal peut être à côté de ses pompes !!!
Merci !
Vivez heureux !
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Berthe & Barra
Une bonne action porte en elle sa récompense... Faire le bien est une source de bonheur si facile que je m'étonne toujours que le bien ne soit pas plus répendu !
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Berthe- Membre de l'équipe administrative

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Re: Le triste destin d'un perroquet nourri à la main.
MERCI,pour cette histoire,trés sensible les oiseaux mais avec de la patience et de l'amour ils peuvent aller un tout petit mieux



















